Une fois n’est pas coutume, je vais vous raconter ma vie… enfin pas tout quand même (ça serait trop long et extrêmement soporifique !) mais on ne s’échappe pas de la blogosphère sans quelques explications…
J’ai commencé à écrire ici alors que j’étais jeune (oui, oui) stagiaire à Rome puis à Lille, une situation confortable où tout le temps nécessaire vous est donné est utilisé pour lire, discuter , argumenter sur l’actualité aussi diverse soit-elle, le rêve du blogueur, le cauchemar de l’employeur… Lire la suite
Ayant gentiment été taggé dans un très bon article de
Non, je ne vous souhaiterai pas une bonne année. D’abord parce qu’on a jamais vu une expression plus classique et que mon sempiternel esprit de contradiction me freine dans mes bons élans de politesse; ensuite parce que je ne vous souhaite pas de passer une bonne année, confortable et sans efforts. Une telle année ça n’existe pas je ne voudrais pas vous faire rêver…
Il est celui qui n’a bien souvent pas de nom et un visage que l’on n’ose regarder. Il gène et il fait peur avec ses canettes, ses dents ébréchées et quelquefois ses chiens. Il est là quand tout le monde sort de l’église le coeur en paix et la joie sur les visages, quand on reconnaît ça et là des visages connus, voire pratiquement tous. Il est celui qu’on salue timidement du bout des lèvres pour faire sa bonne action ou dont on évite le regard et la parole en accélérant le pas pour sortir retrouver des personnes plus «aimables». Parfois, on s’aventure à lui donner quelques piécettes, comme pour se libérer d’un poids, acheter le "merci" d’une personne dont les demandes incessantes nous troublent et nous déchirent bien souvent le coeur.
Ca y est. Il fait froid, tu as ressorti les écharpes et les bonnets, le ciel lillois a revêtu sa belle robe couleur neige bitumeuse et lâche de temps en temps quelques gouttes rafraîchissantes (bon ok, quelquefois on est plus sur une version torrent intarissable…). Si ce n’est pas encore votre tour, ne vous inquiétez pas va va venir. Malgré le réchauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone et la fin du monde prévu en 2012 par les picaros ou les aztèques (je ne sais plus très bien) l’hiver revient toujours…
Il m’arrive parfois dans le métro de jeter un coup d’œil discret sur les lectures de mes voisins, sans m’attarder, juste pour comprendre qui j’ai l’honneur d’approcher. Curiosité quand tu nous tiens… Etudiants révisant leurs cours, adeptes des romans en tout genre, parfois même lecteurs recueillis de bible ou de coran ne représentent pas grand-chose face à la foule des « mangeurs » de presse gratuite. Cette pratique me permet de lire ou plutôt de parcourir rapidement les trois journaux principaux de ma ville en un simple mouvement de tête régulier. Or, ce matin, au détour d’un regard je discerne un titre aguicheur : « la sexualité est une friandise ». Il n’en faut pas beaucoup plus à mon esprit pour se brancher sur ce sujet passionnant.

